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La tonnellerie française poursuit son ajustement face aux incertitudes du marché mondial

La tonnellerie française confrontée à un nouveau ralentissement de son activité

Après une première année de recul, la tonnellerie française enregistre une nouvelle baisse de son activité. Selon les chiffres publiés par la Fédération des Tonneliers de France, le secteur a vu son chiffre d’affaires diminuer de 11,7 % sur l’exercice 2025-2026, pour s’établir à 471 millions d’euros. Cette contraction intervient après un premier repli de 9,5 % l’année précédente, traduisant un contexte économique toujours difficile pour l’ensemble de la filière.
Les volumes suivent la même tendance. Avec 485 871 fûts commercialisés, les ventes reculent de 14 % en un an. Contrairement à l’exercice précédent, le ralentissement touche plus fortement les marchés internationaux que le marché français. Malgré cette évolution, l’export demeure le principal débouché de la tonnellerie française.

La France et les États-Unis restent les deux premiers marchés du secteur, devant l’Espagne, l’Italie et l’Australie. Le continent américain apparaît comme la zone la plus touchée, conséquence notamment du ralentissement des ventes aux États-Unis.

Les grands contenants (à partir de 700 litres) connaissent également une forte baisse, tant en valeur qu’en volume. Pour Magdeleine Allaume, présidente de la Fédération des Tonneliers de France, cette situation résulte d’un ensemble de facteurs conjoncturels : tensions commerciales, mesures américaines, taxes chinoises sur certains spiritueux européens et important déstockage après la crise sanitaire.
La profession reste toutefois confiante sur le long terme. Alors que les vins premium continuent de soutenir la demande, l’élevage en fût demeure un véritable facteur de valorisation des cuvées haut de gamme et pourrait offrir de nouvelles perspectives à la tonnellerie française.

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